Ce que vous allez entendre sera peut-être une bombe dans votre vie, c'est-à-dire la fin de votre dépendance affective. Pour ceux qui ne le savent pas, j'ai été dépendant affectif pendant toute une vie. J'ai tout lu, j'ai tout écouté, j'ai tout entendu, j'ai tout fait et je gardais toujours cette dépendance affective qui venait bouffer ma propre vie et mes relations amoureuses. Et il y a une phrase qui a tout changé à la fin.
Cette méthode que je vous donne, elle marche sur ceux qui ont déjà commencé à travailler, qui ont déjà fait des efforts, qui ont peut-être déjà vu des vidéos sur le sujet, qui se sont déjà un peu remis en question. Peut-être qu'au bout d'un an ou deux avec un psy, tu arrives à comprendre des choses et tu passes d'un cas atroce de vie à quelque chose de vivable. Mais quelque chose dans lequel tu restes toujours, malheureusement, dépendant affectif. Et cette dernière étape a été la plus longue.
L'enfant intérieur : un écho du passé
C'est un moteur qui est écrit pendant l'enfance. Et quand tu cliques sur play, ça rejoue exactement le même chemin. Ce qui s'appelle l'enfant intérieur, c'est un scénario qui aurait dû s'arrêter à 18 ans mais qui a continué dans certaines conditions. Tu peux être un chef d'entreprise successful. Ça peut être des gens qui savent gérer leur vie, leur santé, leur maison, leur relation, tout est bon sauf dans un domaine, dans le lien avec une personne. Toute ta vie est bonne, tout se passe bien sauf avec une personne. Ce scénario catastrophe se joue toujours avec un lien d'amour.
Imagine une toile d'araignée pleine de liens, il y a juste une partie du lien qui déconne, c'est celle dans ta vie amoureuse, avec la personne avec qui tu es en couple. C'est juste ça ton problème de dépendance affective. Ton patron ne te répond pas pendant une heure, tu en as rien à faire. Ton fils met 8 jours à te répondre, tu dis « Oh, normal, c'est mon fils, il est comme ça. » Lui, par contre, il met 8 minutes de trop, il n'a pas répondu pendant 5 heures, il faut que tu prennes des calmants pour t'en sortir.
Tu reconnais ce scénario et tu voudrais le corriger sans attendre 12 ans ? On peut y travailler ensemble en coaching.
Comment on fabrique un dépendant affectif
Tu veux créer un attachement évitant ou un attachement anxieux ou un attachement désorganisé, une dépendance affective chez un enfant ? Fais du chaud-froid. En gros, c'est une baffe, un bisou. Je t'aime, je t'ignore. Ça peut être un parent qui voulait bien faire mais qui a été préoccupé. À un moment donné de ta vie, ce qu'il faut retenir, c'est que l'amour était inconsistant.
Quand tu as 6 ans, tu ne te dis pas « Ma mère est dépressive. » Tu en sais rien. La seule chose que tu vois quand tu as 6 ans, c'est « j'en fais pas assez, je ne suis pas aimé ». Quand tu as 6 ans, tu dépends à 100 % de tes parents. Si tes parents ne t'aiment pas, potentiellement, tu meurs. Quand tu es adulte, tu comprends le contexte. Quand tu as 6 ans, 4 ans, 5 ans, même 8 ans, tu ne comprends rien.
Un geste ou un tout ?
Un enfant ne fait pas la différence entre « mon geste n'est pas le bon » et « je ne suis pas une bonne personne ». Pour un enfant, il n'y a aucune différence entre un geste et un tout. Si jamais tu fais quelque chose de mal aujourd'hui, tu sauras que ce geste n'est pas le bon. Tu diras désolé pour ce geste. J'aurais pas dû faire ça. J'ai mal rangé la vaisselle, je me suis mal comporté, j'ai dit la mauvaise phrase. C'est pas parce que tu dis la mauvaise phrase que tu es une mauvaise personne.
Là aujourd'hui, ta dépendance affective, ce n'est pas que tu es globalement une personne anxieuse, problématique. Il y a juste un comportement à changer. Tu es une bonne personne, tu réussis tout dans ta vie. On vient juste aujourd'hui corriger un comportement.
J'accepte, j'ai peur, j'explose
Au moment de la prochaine dispute avec la personne que tu aimes, tu vas te dire : « Je ne suis pas suffisant. Globalement, tout mon être n'est pas suffisant. Je vais me faire tromper, je serai abandonné. » Quand on se considère comme pas aimable de manière générale, ça va te mener de manière obligatoire à tout accepter sur terre. Tu vas tout accepter et tu vas donner encore plus. Ton mec te dit « On est dans une situationship, je ne peux pas te dire si on est ensemble ou pas. » Tu acceptes. Ta compagne te hurle dessus, tu acceptes. Tu acceptes, puis tu as peur, puis tu te retiens, puis tu exploses et ça recommence. J'ai explosé, je m'en veux. Donc j'ai peur, je me retiens, j'explose.
Un enfant, ça n'ose pas dire une bêtise. Un enfant, ça pense court terme, obtenir le bonbon ce soir. Un enfant, ça se retient de dire les choses. Ça fait des petites cachotteries, des petits secrets. Tu ne te comportes pas en adulte qui parle à un adulte. Tu te comportes en enfant qui parle à ses parents. Une position enfantine te rend repoussant. Personne ne couche avec un enfant. Personne ne désire un enfant.
Un adulte, ça fait quoi ?
Un adulte, ça dit les choses clairement, et un adulte, ça vise le long terme. Un adulte, ça vise sur 5 ans. Dans ton travail, tu es adulte. Dans tes relations amicales, tu es adulte. Dans tes relations de couple, tu n'oses pas. Si le prestataire te dit « Je te boude pendant une semaine, je ne te parle pas », tu vas te dire « Mais pourquoi est-ce que je bosserais avec un prestataire comme ça pendant les 5 ans qui viennent ? » Tu vas dire « Dégage le mec, je vais en trouver un autre. » Comme on est 7-8 milliards sur Terre, bien évidemment qu'il y aura un autre homme, une autre femme pour moi.
Il faut accepter que la vision enfantine parcellaire que tu as de ton couple, c'est un mirage. Dans ton couple, tu vois juste la partie visible de l'iceberg. Regarde toute la partie immergée. Je me dis : est-ce que les 5 prochaines années, je veux qu'elles ressemblent à ces dernières semaines ou à ces 5 dernières années ? Là, tu commences à penser comme un adulte.
Dire les choses telles que tu es
Dis enfin les choses de manière authentique pour être accepté tel que tu l'es. Quand ça t'agace, tu le dis comme un adulte sans avoir peur que ton reproche fasse fuir l'autre. Quand tu fais ceci, ça m'agace. J'ai pas aimé la semaine dernière quand il s'est passé ceci et cela. Là, tu montres enfin ton vrai visage. Tu montres enfin tes contours. Dis les choses comme elles te viennent, à l'oral, par SMS, par email, par pigeon voyageur. Pointe du doigt, ne pointe pas du doigt, fais des messages longs, fais des messages courts, sors enfin tout ce qui est en toi, fais péter ce barrage.
La bonne posture, ce n'est pas d'être un tyran. La bonne posture, c'est d'être authentique et dire les choses. Si vous n'êtes pas faits pour être ensemble, ce sera le moment de vérité. Mon authenticité, elle plaira à quelqu'un d'autre. Et la vie est un tango. À partir du moment où tu changes, l'autre changera aussi. Il l'a vu marqué sur ta tête que tu étais dépendant affectif. Il sait que tu acceptes tout. Il sait que tu te comportes comme un gamin et que tu n'oses rien dire.
La phrase
Autorise-toi à penser ces phrases : « Je ne suis pas une mauvaise personne, j'ai juste un geste à corriger. » « Si je dis quelque chose qui me ressemble, qui est authentique et qui part, c'est que ce n'était pas la bonne personne. » Et surtout : « Je suis un adulte qui parle à un adulte. » Je suis un adulte qui parle à un adulte et quand ça ne me va pas, je le dis. Grave-toi ça sur le front plutôt que « Je suis dépendant affectif ».
Ça ne me va pas. Je n'aime pas ça. Tu avais dit qu'on passerait une soirée ensemble, tu es parti avec tes potes. Je n'aime pas ça, point. Il va dire « Ah mais tu exagères, tu en fais trop, tu es folle. » Laisse-le faire ça. Parce que là, il redevient lui enfant. Toi, tu es adulte. Toi, tu ne bouges pas, toi, tu ne vacilles pas, tu sais exactement où tu vas. Envoie ton message et ce sera ça ta première réussite.
Dire cette première phrase en tremblant, ça se prépare. Si tu veux t'y entraîner avec moi, c'est possible en coaching.
Questions fréquentes
Pourquoi suis-je dépendant affectif ?
Tu as laissé un moteur enfantin, la peur d'être abandonné, la peur d'être quitté, trahi, que l'autre disparaisse. À un moment donné, l'amour a été inconsistant. Et l'enfant, quand il a 6 ans, se dit « Je ne suis pas suffisant. »
Faut-il une thérapie de 12 ans pour s'en sortir ?
Soit tu pars sur une étude de ton enfance très longue et très compliquée, très coûteuse en temps, en argent, mentalement. Soit tu essaies juste de changer une chose, et cette chose-là, c'est une phrase. Statistiquement, quand tu t'attaques au comportement, ça va plus vite.
Quel est le lien avec l'évitant ?
Le dépendant affectif va toujours se mettre avec l'évitant. C'est le même gamin qui essaie d'éviter l'intimité. C'est deux moteurs intérieurs d'enfants qui communiquent ensemble en étant des gamins. Reste adulte, toi.
Peut-on guérir de la dépendance affective ?
Je pense qu'on l'est à vie. Je pense que c'est un peu comme un alcoolique, tu restes un peu à vie, mais à dose minime. Aujourd'hui, je n'ai plus ce visage. Plus tu deviens régulé émotionnellement, plus tu prends ton temps pour communiquer tes émotions. Il n'y a plus d'urgence.
Tu te retrouves dans ces dynamiques ?
J'accompagne les personnes qui veulent comprendre ce qu'elles ont vécu et construire quelque chose de différent.
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