Il y a une personne que tu as abandonnée depuis très longtemps, et cette personne, c'est toi. Et peut-être qu'aujourd'hui, je vais te rappeler comment c'est arrivé.
Tu t'es sacrifié toute ta vie, et ça, qu'on se mette d'accord, c'était là avant la relation toxique. Tu avais peur du vide, ça aussi, c'était déjà là. Tu avais peur d'être abandonné. Tu te faisais passer en dernier. Tu avais peut-être aussi besoin d'être validé. Tu te rétrécissais de peur de déranger les autres, tu étais peut-être même dépendant affectif. Tout ça, c'était aussi là avant la relation toxique.
La relation toxique n'a rien inventé : la prise était déjà là
Cette personne perverse, toxique, elle n'a rien inventé. Elle avait juste une rallonge qu'elle a branchée sur une prise qui traînait déjà. C'est pour ça que ça a marché sur toi : parce que tu avais déjà l'habitude de faire des efforts. Tu avais déjà l'habitude de ne pas dire les choses pour être accepté.
Une personne perverse narcissique, ce n'est pas la maladie, c'est le révélateur final. Elle t'a montré en grand format, en 16/9e, en version violente, un truc dont tu souffrais depuis probablement des années, peut-être même toute une vie. Tu t'es sacrifié depuis que tu es tout petit, depuis que tu es jeune. Ça l'a fait sourire. Cette personne se sacrifie ? Je vais lui prendre la tête, la mettre sous l'eau pour qu'elle souffre, pour qu'elle se sacrifie jusqu'à la dernière goutte. Tu avais peut-être peur d'être rejeté ? Il te l'a fait souffrir en puissance 1000.
Le réveil : il n'y a jamais eu d'amour
Mais il s'est passé quelque chose après. Lorsqu'on fait un cauchemar un peu fiévreux et qu'on se réveille, on est tout d'un coup heureux, en une demi-seconde, de voir qu'il n'y avait rien de réel. C'était juste un mauvais rêve. Et dans cette relation toxique, c'est exactement la même chose qui s'est passé. Tout d'un coup, tu t'es réveillé, tu es sorti de ça, tu l'as quitté. Tu réalises que c'était juste un cauchemar. Il n'y a jamais eu d'amour. Et le cadeau, la révélation puissante de ça, c'est que tu te choisis maintenant.
Se choisir, ce n'est pas devenir froid
Alors, se choisir, c'est un mot qui est vu, revu, qui est très mal employé. Se choisir, on pense souvent que c'est devenir froid, que c'est se venger, que c'est se couper du monde, que c'est devenir solitaire. Ce n'est pas du tout ça. C'est réinvestir de l'énergie dans la seule personne qu'on a abandonnée depuis des années, c'est-à-dire dans toi. C'est par exemple s'occuper de soi-même. C'est aussi construire enfin son propre univers. Ce n'est pas s'adapter à l'univers de l'autre, se transformer, se rapetisser, se contraindre pour rentrer dedans. Non, c'est avoir son propre univers. C'est devenir sélectif, avec plein de gens qu'on n'a plus du tout envie de voir.
C'est arrêter de se demander : mais pourquoi est-ce qu'il m'a fait ça ? Pourquoi est-ce qu'il a été si dur avec moi ? La réponse est toute simple. Il t'a fait ça parce qu'on l'a laissé faire. Il t'a fait ça parce qu'il n'y a pas eu un seul non dans cette histoire. Donc il l'a fait. Se choisir, c'est aussi savoir se mettre en premier, une espèce d'égoïsme nécessaire pour être heureux.
Se choisir, ce n'est pas un truc spectaculaire, ce n'est pas un grand discours. Tu n'es pas face à un micro devant un Stade de France de 80 000 personnes. C'est juste changer son regard. C'est très simple. Le regard que tu as sur l'autre, tu le mets enfin sur toi. Et là, tout d'un coup, il y a quelque chose qui change.
Besoin de l'autre ou choisir l'autre
Il y a plusieurs façons d'aimer. Il y a besoin de l'autre et il y a choisir l'autre. Le besoin vient de l'insécurité. Ça, c'était avant. Tu restais parce que tu avais peur du vide. Tu donnais, par exemple, pour qu'on ne parte pas. Tu mendiais des miettes et tu appelais ça de l'amour. Le choix, c'est très différent. Ça vient de l'identité. Tu es dans une relation amoureuse parce que tu le décides. Tu es bien dans tes baskets. Je dirais même que tu es bien tout seul.
Et ce switch, ce changement, c'est qu'aujourd'hui tu aimes bien passer du temps avec toi-même, et ça, c'est nouveau. C'est ça, la chose que tu as apprise. Ton environnement change, tes relations, même amicales, changent. Tu deviens sélectif, tu ne fréquentes plus n'importe qui. Tu n'as plus de temps à perdre. On te valide ou pas, on te dit que tu es une personne géniale ou pas, ça ne te change absolument rien, parce que tu es avec la personne la plus sympa sur terre. C'est toi-même, celle qui connaît tes goûts par cœur, celle qui ne te lâchera jamais.
La seule question à se poser aujourd'hui
Et aujourd'hui, s'il y avait une seule question à se poser, ce serait la suivante : est-ce que je suis encore en train d'attendre quelque chose de cette personne, ou est-ce que j'ai enfin commencé à me la donner moi-même, cette chose ? Faut-il remercier ces personnes ? La réponse est non. Était-ce nécessaire ? Je vous laisse décider.
Tu sors d'une relation toxique et tu veux réapprendre à te choisir ? On peut avancer ensemble en coaching.
Questions fréquentes
Pourquoi la relation toxique a-t-elle marché sur moi ?
Parce que tu avais déjà l'habitude de faire des efforts, de ne pas dire les choses pour être accepté. La peur du vide, la peur d'être abandonné, le besoin d'être validé : tout ça était déjà là avant. Cette personne avait juste une rallonge qu'elle a branchée sur une prise qui traînait déjà.
Le pervers narcissique est-il la cause de ma souffrance ?
Une personne perverse narcissique, ce n'est pas la maladie, c'est le révélateur final. Elle t'a montré en grand format, en version violente, un truc dont tu souffrais depuis probablement des années, peut-être même toute une vie.
Se choisir, ça veut dire quoi concrètement ?
Ce n'est pas devenir froid, se venger ou se couper du monde. C'est réinvestir de l'énergie dans la seule personne qu'on a abandonnée depuis des années : toi. C'est s'occuper de soi-même, construire enfin son propre univers, et mettre enfin sur toi le regard que tu avais sur l'autre.
Quelle est la différence entre avoir besoin de l'autre et choisir l'autre ?
Le besoin vient de l'insécurité : tu restais parce que tu avais peur du vide, tu mendiais des miettes et tu appelais ça de l'amour. Le choix vient de l'identité : tu es dans une relation amoureuse parce que tu le décides, et tu es bien tout seul.
Tu te retrouves dans ces dynamiques ?
J'accompagne les personnes qui veulent comprendre ce qu'elles ont vécu et construire quelque chose de différent.
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