Quand on est avec une personne narcissique, on vit quasiment tous les mêmes choses. C'est comme si ces personnes, ces pervers narcissiques, étaient connectés entre eux par un câble USB, qu'ils disaient les mêmes phrases, qu'ils avaient les mêmes comportements. On va découvrir aujourd'hui qu'il y a une timeline, une chronologie par laquelle on passe tous. Mais vous allez aussi découvrir qu'en fonction du profil de cette personne perverse narcissique, il y aura des différences qui sont énormes, notamment sur les traumas générés suite à la relation.
Le love bombing : trois versions très différentes
Les premières heures, les premiers jours près d'une personne qui est perverse sont bizarrement sensationnels. C'est peut-être même la meilleure relation que tu as eue de toute ta vie. Bien évidemment, ce n'est que le début, parce qu'on passe tous par une phase qui s'appelle une phase de love bombing. On te bombarde d'amour, littéralement. La rencontre est très rapide, peut-être même trop rapide. Cette personne est exceptionnelle, ça s'accélère vite et tu as l'impression d'avoir enfin trouvé ton double sur terre. Tu as une connexion unique avec lui ou avec elle. Mais selon le type de pervers narcissique, tu peux avoir trois versions qui sont très différentes.
La toute première, c'est la version qui est grandiose. Lui, il est affirmé, il est assumé. On peut penser à certains chefs d'État politiques, on peut penser aussi à certains acteurs, à certains patrons. C'est grandiose et c'est leur style. Tu auras sûrement le droit à des dîners luxueux, à des voyages, à des cadeaux, à des messages. Il va aussi te présenter à tout le monde autour de lui. Tu auras des déclarations d'amour qui seront très tôt : on est ensemble pour toujours, tu auras une vie merveilleuse près de moi. Et tu te sentiras flatté d'arriver dans ce type d'univers. Alors pour clarifier les choses, ce type de personnes sont plutôt rares. Lorsqu'on parle de perversion narcissique, l'image classique de la société, c'est plutôt eux. Ça peut être un chef d'État qui est clairement assumé, très critiqué aussi, mais assumé dans sa manière d'être. Ou encore ce patron qui est génial, qui roule dans une grosse voiture, qui sera un peu détesté par ses employés, mais il est tellement puissant qu'il passe au-dessus de tout ça.
Ce qu'on sait moins, et c'est ça souvent la grande différence par la suite, c'est qu'il y a une version vulnérable, qui est beaucoup plus présente dans notre société. On dit qu'un pervers narcissique vulnérable serait un pervers narcissique grandiose qui aurait échoué. Lui, il est plus fragile, plus discret. Il te fait des confidences intenses sur sa vie amoureuse, sur tous ses problèmes, et il te dit : « Tu es la seule personne au monde qui me comprend aujourd'hui. » Et dans le récit de ces blessures, tu te connectes. Tu le trouves génial. Toi aussi, tu as tes blessures. Toi aussi, tu te sens différent. Et tu as enfin trouvé quelqu'un qui est différent de la même manière que toi. Comment est-ce que ce petit bonhomme tout fragile pourrait être pervers ? Comment est-ce que cette petite femme toute douce, toute frêle pourrait cacher un diable ? Tu te sens connecté à lui, tu te sens spécial, tu as beaucoup d'empathie et tu es utile dans sa vie.
Et puis il y a la troisième version du love bombing, qui est moins connue, celle du contact permanent. Cette personne est quasiment collante. C'est une présence qui est là tout le temps, 24h sur 24, par des SMS, par des appels, par des « viens, on se voit ce soir ». Si jamais tu as peur de l'abandon, tu as enfin trouvé la bonne personne. Lui, a priori, il ne t'abandonnera jamais. Alors, si dans chaque relation amoureuse il y a une phase de lune de miel pendant les trois premiers mois, là on est clairement un cran au-dessus. On est sur un bombardement d'amour qui est bien plus fort, bien plus grand, bien plus intense, bien plus rapide qu'une simple phase de lune de miel.
La fin du sprint : le premier drame qui n'a aucun sens
Statistiquement, au bout du 3e mois, c'est la fin du sprint, parce que le pervers narcissique est un sprinter. Ce qu'il t'a donné pendant 3 mois, il ne peut pas le maintenir. Il y a trop d'intensité, trop de gentillesse, et surtout ce n'est pas du tout ça son objectif. Ce n'est pas d'être gentil avec toi, ce sera autre chose. La fin de la phase de love bombing initial est souvent marquée par un événement, un drame, une crise, une dispute que tu n'arrives même pas à comprendre. Tu ne comprends pas comment on a pu passer d'un amour aussi parfait à tout à coup une crise qui sort de nulle part. Et la plupart des gens qui ont été victimes de pervers narcissiques se rappellent de ce premier drame qui n'a aucun sens avec la relation qu'on était en train de vivre. En réalité, c'est deux choses. C'est tout d'abord un test de ta capacité à accepter du drame, à accepter qu'on te détruise. Et puis la deuxième chose, c'est que c'est aussi sa vraie nature.
Par exemple, un pervers narcissique grandiose va te dire : « Tu es un ingrat. Après tout ce que j'ai fait pour toi, après tout ce que je t'ai donné pendant ces 3 mois. » Il va te dire que tu es trop exigeant, que tu es ingrat, ou encore il va dire que c'est toi qui es pervers narcissique là-dedans. C'est lui qui t'a tout donné, et pourtant, aujourd'hui, il te dit que tu en demandes trop, que c'est ta faute, que tu n'es pas reconnaissante. Chez le pervers narcissique vulnérable, ce sera très différent. Ce sera moins assumé, moins destructeur. Ce sera plutôt passif-agressif. Ce sera par exemple des silences, des bouderies, ou encore une petite remarque acerbe de temps en temps. Tu partages une réussite, il va te dire : « Mais pourquoi tu me racontes ça ? » Tu partages une fragilité, il va te dire que c'est ta faute, que tu es trop fragile, trop sensible. Avant, vous étiez connectés comme deux âmes sœurs par vos fragilités, par vos blessures. Aujourd'hui, tu es seul dans tes blessures. Il t'accuse de ça et tu commences à moins dire les choses. Tu commences à te censurer, à te dire que finalement, il est peut-être différent de ce que tu pensais. Et tu essayes de revenir à l'état d'avant, à l'étape de lune de miel. Si ça a fonctionné pendant 3 mois, qu'est-ce qui fait qu'on ne pourrait pas y retourner ?
Si le love bombing a été trop collant, le fusionnel va devenir jaloux. Il va te demander si tu n'as pas honte de lui. Tu veux voir des amis, il n'arrive même pas à comprendre ça. Tu dois être son tout, à lui et à personne d'autre. Il commence à t'isoler doucement et ton univers commence à doucement se réduire. Avant, tu avais des copains, des copines, une famille. Là, c'est fini. Maintenant, il ne faut voir que cette personne sur terre.
De 3 à 6 mois : le début de la dissonance cognitive
À ce niveau-là de la relation, tu es toujours accro, tu es toujours amoureux. Mais vous vous connaissez depuis peu de temps. Pour rappel, ça ne fait que 3 mois ou 6 mois que vous vous fréquentez. La relation change subitement. Tu passes de « je suis heureux, je suis heureuse, je pense qu'on passera toute notre vie ensemble » à autre chose : « j'ai l'impression que quelque chose cloche ». C'est le tout début de ce qui s'appelle une dissonance cognitive. Ça se passait bien avant, on était super heureux. Aujourd'hui, il y a des drames qui rendent la relation compliquée, et c'est déroutant. Tu te demandes si tu dois rester dedans ou si tu peux en partir. Ce qui marque cette période de 3 à 6 mois, c'est surtout ce démarrage de doute permanent. Pendant les trois premiers mois, il n'y avait absolument aucun doute : c'était l'amour de ta vie. Après, tu as ces espèces de ruminations. Est-ce que ce n'est pas la bonne personne ? Est-ce que j'ai fait quelque chose de mal ? Qu'est-ce que je devrais changer ? Et tu commences à faire des expériences, des tests au quotidien, pour voir comment faire pour ne pas énerver cette personne. Si ça marchait bien avant, je suis suffisamment malin pour arriver à trouver ce qui cloche, et donc je vais modifier mon comportement de manière à ce qu'il n'y ait plus de dispute.
De 6 à 12 mois : renforcement intermittent et lien traumatique
De 6 à 12 mois, tu arrives déjà dans ce qui s'appelle du renforcement intermittent. C'est-à-dire qu'en gros, tu auras des phases où ça se passe mal, où ça descend, puis des phases où ça se passe très bien, par exemple on se retrouve sous la couette. Et puis le drame recommence. La caractéristique du renforcement intermittent, c'est que les punitions arrivent de manière aléatoire. Tu ne sais pas quand ça va arriver. Ça peut se passer très bien dans un restaurant et tout d'un coup, à 21h et 5 minutes et 12 secondes, c'est le drame, alors qu'avant ça se passait de manière magnifique. Les punitions sont aléatoires, mais les récompenses sont également aléatoires. Le renforcement intermittent, c'est ce qui fait que les gens vont jouer au casino. C'est ce qui fait qu'on est addict à son écran sur Instagram, à scroller sans cesse. Je scrolle, je vois des stories ou des vidéos qui ne m'intéressent pas, et j'attends le moment où j'en aurai une qui m'intéressera à fond. La récompense sera aléatoire, et donc je recommence à scroller comme un fou pendant des heures jusqu'à retrouver une dose de dopamine.
Il y a une partie de toi qui a envie de rester dedans, parce qu'il y a des projets qui s'enchaînent, on commence à voir le futur, ce qui est normal au bout de 6 à 12 mois. Et d'un autre côté, tu es coincé, parce que tu te dis qu'il y a quelque chose qui n'est pas bon là-dedans. C'est le moment où tes copains, tes copines te disent : « Méfie-toi, on a vu des choses qui paraissent anormales. » Et c'est là que le lien traumatique commence à s'installer. Tu es perdu, tu es amoureux, il y a des problèmes, des récompenses aléatoires, des punitions qui sont aléatoires, et tu commences à être dans le flou. Et chaque jour où tu resteras un peu plus dedans te laissera t'embourber dans cette espèce de mélasse, dans ces sables mouvants. Tu te débats, tu essayes de changer, il n'y a rien qui change.
Avant de passer à la suite, qui va bien évidemment empirer, j'aimerais juste faire un tout petit rappel sur les trois types de narcissiques qu'on a vus précédemment. Il y a tout d'abord le narcissique grandiose dont on a parlé. Gigantesque, énorme, très assumé. C'est la version classique, qui en réalité est plutôt rare. Il y a ensuite le narcissique vulnérable, qui lui est réellement le plus classique. C'est celui qu'on trouve le plus souvent. Ça peut être ton collègue de bureau, ça peut être un date sur Tinder, ça peut être monsieur madame tout le monde, ça peut aussi être quelqu'un qui est dans tes amis, dans un entourage proche, quelqu'un que tu ne suspecterais pas d'être comme ça. Il y a de très fortes chances que tu sois tombé sur ce type de narcissique. Disons qu'il y a 1 sur 10 qui est grandiose, 8 sur 10 qui sont vulnérables, et puis 1 sur 10 qui est ce qui s'appelle du narcissisme malin. Ce n'est pas défini dans le DSM, on ne le trouve pas dedans. Pour autant, c'est reconnu dans la littérature psychanalytique et clinique. Le narcissique malin, pour rappel, est équivalent à ce qui s'appelle la triade noire, qui est encore beaucoup plus grave. C'est probablement le plus méchant, le plus agressif des narcissiques. On retrouve dans ce caractère des traits antisociaux, du sadisme, de l'agressivité et énormément de manipulation.
Après un an : doute, culpabilité ou peur selon le profil
Au bout d'un an, la suite de ton parcours dépendra du type de pervers narcissique que tu as en face de toi. Si jamais cette personne est narcissique grandiose, ce que tu auras majoritairement, ce sera du doute. Cette personne t'a entraîné dans son univers. Il y a souvent beaucoup d'argent, il y a souvent beaucoup de monde, il y a souvent un grand cercle social. Tu vivras probablement des montagnes russes émotionnelles, c'est-à-dire qu'il y aura des parties qui seront géniales, comme la fête, les voyages, le luxe, la grande maison, les moments séduisants. Mais il y aura aussi du mépris, très probablement de l'infidélité, et le fait d'être critiqué en permanence : tu profites de ce que je te donne, tu n'es pas reconnaissant de tout ce que je t'ai offert. Et tu es souvent coincé entre deux choix. Soit partir, revenir à ce que tu étais avant, c'est-à-dire seul, célibataire, sans rien, ou en tout cas avec beaucoup moins que ce qu'il te propose. Ou alors rester avec lui et vivre un enfer. Dit comme ça, on pourrait penser que les gens qui restent avec des narcissiques grandioses sont juste des profiteurs et ne savent pas gérer leur vie différemment. Ce qui est faux. Ce sont des gens qui t'apportent énormément d'un côté, mais qui vont te détruire encore plus. Et ce genre de personne joue toujours sur la frontière de ce que tu es capable d'accepter ou pas. Il y a une grosse crise, c'est compliqué, ils te détruisent, puis ils vont t'emmener en vacances, ils vont se faire pardonner, ils vont être doux comme des agneaux. Puis c'est reparti, ils vont te détruire à nouveau. Tout ce que tu peux supporter jusqu'à la limite de l'acceptable pour toi, ils te le feront subir. Si jamais tu craques et que tu pars, ils vont revenir : « Je me suis mal comporté, on s'est mal compris. Allez, viens, on efface tout ça, on part en vacances et on ramène la belle vie comme on le faisait précédemment. Je suis l'amour de ta vie. »
Après un an, chez le pervers narcissique vulnérable, c'est très différent. Ce que tu ressens au fond de toi, c'est de la culpabilité. Cette personne est fragile, c'est ce qu'elle t'a dit au tout début. Elle va mal dans sa vie. Elle a des blessures. Elle est persécutée par ses ex. Dans sa vie, tout va mal, et c'est toi qui peux la sauver. Et si jamais tu partais, tu aurais la culpabilité de ne plus pouvoir sauver cette personne. Tu deviens un peu son thérapeute au quotidien. Tu prends tout en charge, et c'est toi qui es responsable de la sauver, mais c'est aussi toi qui es responsable de son mal-être. Donc quoi que tu fasses, ce ne sera jamais suffisant. Et si tu pars, tout ceci sera de ta faute. Beaucoup d'entre eux sont dans un cycle qui s'appelle victime, bourreau, sauveur. C'est-à-dire qu'en gros, ils se victimisent, ils te font des reproches, et après ils peuvent venir t'aider à tout réparer. Si jamais tu envisages de partir, ils te diront des phrases comme : « Je ne sais pas ce que je vais devenir si jamais tu pars, parce que personne ne restera avec moi. » On est donc sur de la culpabilisation à l'extrême. Et ce profil-là va aussi jouer sur tes limites. Ta limite est à tel niveau, ils vont venir te détruire, te détruire, te détruire, et si jamais tu craques, ils reviennent doucement, ils arrangent la situation, et puis c'est reparti. Rappelle-toi que c'est comme une espèce de piège qui te mange le bras de plus en plus. Plus tu restes dedans, plus ça t'agrippe.
Avec un narcissique malin, au bout d'un an, c'est très différent. Le facteur dominant, ce que tu vas ressentir, ce sera de la peur. Déjà, tu seras isolé. Il va te manipuler, te contrôler de A à Z. L'entourage sera aussi bien évidemment là-dedans. On parle d'un profil qui sera extrêmement manipulateur. Il y a des menaces qui sont implicites : attention, si jamais tu pars, il pourrait t'arriver des choses. Ou parfois même explicites : si jamais tu pars, alors je détruirai ceci et cela chez toi. Bien évidemment, tu auras peur de partir. Il y aura des procédures qui seront lancées de manière permanente. Il y a aussi de l'espionnage, ils sauront toute ta vie, et il y aura des grandes campagnes de diffamation. Si tu as mis si longtemps à partir de ce genre de profil, c'est parce que tu as peur et que tu restes dedans pour survivre, en te disant : « Si jamais je pars, le pire va m'arriver. »
Les conséquences psychologiques quand on quitte ce type de personne
Elles sont très différentes. Si jamais la relation était avec un pervers narcissique grandiose, alors dans ce cas-là, tu auras des regrets, en te disant : « Si ça se trouve, j'aurais pu changer quelque chose. J'aurais pu rester dans cette vie-là. Peut-être que cette personne n'était pas si mauvaise que ça, parce que son entourage l'adorait. C'est peut-être moi le problème. Les bons moments étaient géniaux, et peut-être que je n'aurai plus d'aussi bons moments avec qui que ce soit sur terre, d'aussi influent, d'aussi chouette, d'aussi charismatique. » Si jamais ta relation était vulnérable, alors tu partiras avec l'impression d'avoir trahi quelqu'un. C'est une blessure morale. J'aurais peut-être pu le sauver. Et si ça se trouve, c'est la prochaine personne qui aura sa bonne version de lui. Comme pour le pervers narcissique grandiose au passage, à chaque fois on se dit : peut-être qu'il est proche d'être guéri, peut-être que ça ira mieux bientôt. Parce qu'encore une fois, cette personne a joué avec tes limites, et donc tu te disais que c'était toi le problème.
Si la relation était maligne, alors dans ce cas-là, on se rapproche, ou on est en plein dans ce qui s'appelle un trauma complexe, avec ces quatre choses à plus ou moins grande échelle : hypervigilance, dissociation, peur chronique, insomnie. Et ça mettra probablement des mois ou des années avant de partir. Rassurez-vous, dans tous les cas, le temps fait bien les choses. Si vous ne travaillez pas dessus, ce sera peut-être un peu plus long. Si vous bossez dessus, ce sera un peu plus court, mais on finit toujours par aller mieux. Rappelez-vous juste d'une chose : il y a toujours ce même fil conducteur, quelle que soit la personne perverse narcissique. Au début, intensité. Ensuite, il y a confusion. Après ça, il y a doute. Et puis finalement, ce qui peut durer pendant des années : être coincé entre peur, culpabilité ou regret.
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Questions fréquentes
Combien de temps dure le love bombing ?
Statistiquement, au bout du 3e mois, c'est la fin du sprint, parce que le pervers narcissique est un sprinter. Ce qu'il t'a donné pendant 3 mois, il ne peut pas le maintenir. Il y a trop d'intensité, trop de gentillesse, et surtout ce n'est pas du tout ça son objectif.
Quel est le type de pervers narcissique le plus fréquent ?
Le narcissique vulnérable est réellement le plus classique. Disons qu'il y a 1 sur 10 qui est grandiose, 8 sur 10 qui sont vulnérables, et 1 sur 10 qui relève du narcissisme malin. Le vulnérable peut être ton collègue de bureau, un date sur Tinder, monsieur madame tout le monde, quelqu'un que tu ne suspecterais pas d'être comme ça.
Pourquoi je n'arrive pas à partir de cette relation ?
À cause du renforcement intermittent : des punitions qui arrivent de manière aléatoire et des récompenses également aléatoires. C'est ce qui fait que les gens vont jouer au casino. Le lien traumatique s'installe, et chaque jour où tu restes un peu plus dedans te laisse t'embourber dans ces sables mouvants.
Est-ce qu'on finit par s'en remettre ?
Dans tous les cas, le temps fait bien les choses. Si vous ne travaillez pas dessus, ce sera peut-être un peu plus long. Si vous bossez dessus, ce sera un peu plus court, mais on finit toujours par aller mieux.
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