Tu sens que quelque chose ne tourne pas toujours rond chez toi lorsque tu es en couple. Par exemple, tu vérifies ton téléphone de manière trop fréquente, trop frénétique, ou encore ton humeur va dépendre de son dernier message. Tu as tendance à suranalyser ce qui se passe. Ou encore, quand tu vois que l'autre est là, tout va bien ; si jamais il part en soirée, si jamais tu n'as plus de nouvelles, alors dans ce cas-là, c'est la catastrophe. Peut-être aussi que tu as du mal à passer une soirée seule sans te sentir un peu perdu.

Tu trouves des excuses qui ont une étiquette très positive sur des actes qui finalement montrent juste une chose : c'est de la dépendance affective. La dépendance affective, c'est un mécanisme qui est profond, ancien. C'est une espèce de prison de verre autour de nous qui dicte tous nos comportements.

Un signe qui ne trompe pas

Au fond de toi, il y a un signe qui ne trompe pas : tu as la sensation, tu as le sentiment caché quelque part que ce que tu vis n'est pas proportionné. Tu aimes trop, tu attends trop sa réponse. Tu es trop perdu quand l'autre n'est pas là. Mais reconnaître ça, ce serait remettre en question la seule chose qui te fait sentir vivant aujourd'hui. Alors, tu préfères vite effacer ce ressenti et te dire : non, tout va bien, c'est juste de l'amour, et tu continues.

Il y a un moment donné où tu as un doute, c'est quand tes proches viennent te voir et te disent : « Fais gaffe, tu parles que de l'autre tout le temps, en boucle. » Ou parfois ils ne te le disent même pas, mais à chaque fois que tu parles de Jean-Pierre ou de Sylviane, tes copains vont vite changer de sujet pour que tu parles d'autre chose. Ou encore, ils peuvent te dire : tiens, c'est marrant, avant tu étais différent, avant tu appelais plus, avant tu gardais tes hobbies, avant tu sortais un peu, maintenant plus. Et toi, bien évidemment, tu minimises, tu changes de sujet.

Le cercle vicieux qui te garde prisonnier

Il faut savoir aussi qu'il y a un cercle vicieux qui te garde prisonnier de ça. Et ce cercle vicieux, c'est une boucle que tu vis au quotidien. Étape une, tu as peur de perdre l'autre. Cette peur, elle est là tout le temps. C'est ce qui fait que, étape 2, tu prends sur toi. Tu ne dis pas ce que tu ressens. Quand il y a une dispute, tu ne dis surtout rien. Quand l'autre te blesse, tu ne dis rien. Tu es en train d'accumuler comme une cocotte-minute.

Bien évidemment, étape 3, tu exploses. Pas tout de suite. Non, tu vas exploser des semaines plus tard sur un truc minuscule. L'autre ne comprendra même pas pourquoi tu exploses, mais c'est juste que tu as tellement accumulé en toi que ça finit par sortir. Il y a une chaussette qui traîne, tu exploses. Étape numéro 4, c'est celle qui revient au début du cercle. Tu paniques, tu as peur que l'autre parte et tu vas recommencer. J'ai peur qu'il parte, je me tais, je ne dis rien, je finis par exploser, j'ai peur qu'il parte.

Tu existes uniquement au travers du regard de l'autre

Ta relation peut être tout à fait correcte, ça peut bien se passer avec quelqu'un de bien, mais toi, tu es en train de te désintégrer de l'intérieur parce que tu existes uniquement au travers du regard de l'autre, et ça, ton corps finit par le refuser. Tu te dis : « Il y a quelque chose qui manque dans ma vie, je ne comprends pas. » La réponse, elle est toute simple. La chose qui te manque dans ta vie, c'est toi.

Et le grand souci de la dépendance affective, c'est que sans l'autre, tu ne sais plus exister. Tu es peut-être même surpris que tes relations au bout de quelques mois ou quelques années se ressemblent toutes. Attention, je ne dis pas que l'autre a toujours été parfait. C'est juste que la dépendance affective, c'est probablement le marqueur commun de ce que tu vis entre toutes ces relations.

La vraie cause : combler ton propre vide

Toute cette énergie, tout cet amour démesuré que tu déversais à l'autre, ce n'était pas simplement pour lui, c'était pour toi, c'était pour combler ton propre vide ou alors pour fuir ta propre compagnie. Et c'est ce qui explique que tu as autant de mal à te retrouver seul le soir avec toi-même.

L'autre réalisation, qui est beaucoup plus dure à entendre, c'est que toutes les petites attentions que tu avais pour l'autre ne sont pas des preuves d'amour. Ce sont des stratégies de survie que tu as mises en place pour ne pas être abandonné. C'est ça le pire dans la dépendance affective : je vais faire un cadeau, je vais envoyer un SMS, je vais lui demander une rassurance pour ne pas être abandonné. Et ça, c'est épuisant.

Une prison de verre que tu ne vois même pas

Le plus bizarre là-dedans, c'est que cette cage de verre qui était autour de toi, celle dans laquelle tu vivais, avant tu ne la voyais même pas parce que c'était ta seule référence sur terre. Pour toi, c'était normal d'être comme ça. C'est quand tu en sors que tu réalises que tu avais une prison de verre avant, que toutes tes paroles, que tous tes gestes étaient dictés par ça. Ce filtre de « est-ce que ce que je vais dire va mettre ma relation en danger » dicte tout.

Alors, si tu t'es reconnu dans tout ça, ne t'en veux pas. La dépendance affective, c'est un mécanisme qui est profond, ancien, et tu as peut-être besoin aujourd'hui de quelqu'un qui sait comprendre ça avec toi.

Tu te reconnais dans cette prison de verre et tu veux comprendre d'où vient ton propre mécanisme ? On peut le décortiquer ensemble en coaching.

Questions fréquentes

C'est quoi, la dépendance affective ?

C'est un mécanisme profond, ancien : une espèce de prison de verre autour de nous qui dicte tous nos comportements. Le grand souci de la dépendance affective, c'est que sans l'autre, tu ne sais plus exister.

Quels sont les premiers signes de la dépendance affective ?

Tu vérifies ton téléphone de manière trop fréquente, trop frénétique, ton humeur dépend de son dernier message, tu suranalyses ce qui se passe et tu as du mal à passer une soirée seule sans te sentir un peu perdu. Tu aimes trop, tu attends trop sa réponse, tu es trop perdu quand l'autre n'est pas là.

Pourquoi est-ce que je donne autant dans mes relations ?

Ces petites attentions ne sont pas des preuves d'amour. Ce sont des stratégies de survie mises en place pour ne pas être abandonné : je vais faire un cadeau, je vais envoyer un SMS, je vais lui demander une rassurance pour ne pas être abandonné. Et ça, c'est épuisant.

Le problème vient-il de mon partenaire ?

Je ne dis pas que l'autre a toujours été parfait. C'est juste que la dépendance affective, c'est probablement le marqueur commun entre toutes ces relations. Tu es peut-être même surpris que tes relations au bout de quelques mois ou quelques années se ressemblent toutes.

Tu te retrouves dans ces dynamiques ?

J'accompagne les personnes qui veulent comprendre ce qu'elles ont vécu et construire quelque chose de différent.

Découvrir le coaching →